21 novembre 2009
Herman et Dominique - Alexandra Pichard
Résumé : Dominique, la moule de compagnie d'Herman, disparaît un beau matin... Herman va la chercher jusqu'à Noirmoutier mais il tombe sur Marie-Claude, une huître qu'il invite à manger.
On ne sait où l'auteur a "pêché" cette idée saugrenue - Ecrire sur une moule de compagnie, en voilà une histoire délicieusement osée. Le ton est follement décalé, sans fioriture comme une bonne et courte blague. Un petit bijou tout en sobriété dont la fin, percutante, m'a fait mourir de rire. Lecture conseillée pour le moral, grands comme petits.
Paru le 8 avril 2009 - 22 p. - Thierry Magnier (Tête de Lard) - 6,50 euros
20 novembre 2009
Sur ma tablette \\un coeur cassé\\
19 novembre 2009
Méto, Volume 2 L'île - Yves Grevet
Méto et ses camarades ont enfin franchi les portes de la Maison, livrant un combat terrible pour la liberté. Méto est grièvement blessé lors de la bataille... Lorsqu'il se réveille, il se rend compte que ses paupières ont été cousues et qu'il est entravé à un lit. Où est il ? Et ses amis, sont-ils encore en vie?.. (quatrième de couverture)
Changement de décor pour ce deuxième tome qui se déroule au sein du camp des Oreilles coupées. Leur lutte continue puisqu'après s'être affranchis de la Maison, ils se retrouvent enfermés dans une nouvelle prison, moins définie mais tout aussi cruelle. Sur l'île, Les Oreilles coupés ont eux aussi leur propre mode de fonctionnement, leur clan, leurs divisions et des rites de passage assez violents (montrer sa soumission en plongeant la tête dans la boue épaisse et se la faire piétiner) Mais Méto entreprend déjà son évasion...
Un deuxième opus assez surprenant, un peu plus sombre aussi - l'univers est très masculin, plus dans l'instinct que dans les règles pré établies de La Maison, les tensions entre les personnages sont omniprésentes. Malgré cela, j'avoue avoir éprouvé un peu d'ennui à la lecture. Même si ce livre dégage une vraie atmosphère, le charme n'a hélas pas opéré.
Paru le 12 mars 2009 - Syros - 246 p.- 14,90 euros
17 novembre 2009
Des fées en papier \\ Chloé Rémiat\\
A l'approche des fêtes, ce billet me semble incontournable. Chloé Rémiat est un de mes coups de coeur création de la saison. Ces petites fées aux yeux ronds n'attendent qu'à être adoptées; certaines se cachent dans des pots de confitures quand d'autres se la jouent pirates sur radeau de fortune. Ces sculptures en papier mâchés ont un irrésistible charme.
Franchement, qui ne craquerait pas devant ces créatures si délicates !
Merci à Lili Oregane et son article sur Krisoft qui, sans le vouloir, m'a donné envie d'écrire cette note.
15 novembre 2009
Doudous terrestres \\ Le monstre rouge \\
Pour être complétement honnête les loisirs créatifs c'est pas trop ma tasse de thé mais lorsque je suis tombée sur ce livre intitulé "Des doudous partout" de Gwenaëlle Leven j'ai craqué sur ces petits doudous (Paru le 2 octobre 2007
- Créapassions - 95 p.- 13 euros).
Et même si je ne suis qu'une débutante, le niveau de difficulté m'a semblé moindre. Pas besoin de machine à coudre même si je reste convaincue que le résultat aurait été plus propre et pas d'investissements déments en temps et en argent.
En peu de temps, un résultat qui aurait pu être plus sympa si j'avais pas autant forcé sur la colle. Mais au final je suis assez satisfaite. A renouveler donc et puis ça détend !
Quelques étapes de réalisation pour ceux qui seraient tentés de se prendre au jeu
Une couverture, une création \\ Les Allusifs \\
La maison d'édition Les Allusifs ont toujours de superbes couvertures de livres. C'est en m'arrêtant devant "Cochon d'Allemand" de Knud Romer que j'ai décidé d'écrire ce billet.
C'est à l'agence Paprika que l'on doit ses maquettes remarquables et cette identité visuelle forte. Le portfolio de cette firme de design graphique mérite que l'on s'y attarde. Par ailleurs, Paprika excelle vraiment dans l'art de présenter ses travaux : ici sur des portes et fenêtres éprouvées par le temps !


Pour aller plus loin un catalogue intitulé "Paprika : graphistes" est disponible dans la collection Design et designers n° 61 chez Pyramid (collection qui fera sans doute aussi l'objet d'un billet à l'avenir).
Enfin, les illustrations de couverture sont confiées à Alain Pilon, ses collages apportent une touche finale, unique et personnelle à l'objet. 


13 novembre 2009
Méto, Volume 1 La maison - Yves Grevet
Beaucoup d'éloges autour de cette trilogie alors j'ai fini par me lancer. Pas de déception, ce roman a été à la hauteur de mes attentes. Pas de surprises non plus, la couverture m'ayant déjà donné quelques indices sur la nature du récit : on est assez proche du roman d'anticipation.
Mais revenons à l'histoire, "Soixante-quatre enfants vivent coupés du monde, dans une grande maison.
Chacun d'eux sait qu'il devra en partir lorsqu'il aura trop grandi.
Mais qu'y a t il après la Maison ?.... "(présentation de l'éditeur)
Au sein de cette maison gardé par des césars, les enfants tous masculins n'ont absolument aucune idée d'où ils viennent. Ils savent juste qu'il faut répondre à des règles très strictes sous peine d'être enfermés dans "le frigo", qu'ils doivent compter jusqu'à 120 secondes avant d'avaler la première bouchée de leur repas et qu'ils sont divisés en bleus, en violets et rouges pour les plus anciens. Mais un jour Méto commence à recevoir des messages - une résistance s'organise.
Le premier tome s'arrête un peu brutalement, dommage pour ceux qui ont dû patienter avant l'édition du 2ème.
L'univers de Grevet est bien construit, peu de temps morts dans l'histoire, les personnages sont attachants (je pense notamment à Romulus, l'homme du frigo !) mais j'ai comme un goût de déjà vu. Ce roman m'a souvent fait pensé à "La Déclaration" de Gemma Malley ou bien encore au début du "Combat d'hiver" de Jean-Claude Mourlevat ; le point commun entre ces livres : l'univers carcéral, la résistance qui s'organise en souterrain, les séjour en isolement. Je suis tout de même impatiente de connaître "l'après maison".
Paru le 3 avril 2008- Syros - 288 p. - 14,90 euros
10 novembre 2009
Une couverture, une création \\ Johann Fournier\\
Je cultive deux passions : j'aime lire mais aussi voir. Voir de belles choses, découvrir de nouveaux talents. Bref, je suis assez sensible à l'illustration, la photographie, le collage, le graphisme, etc. Et la couverture d'un livre, outre sa fonction d'incitation à la lecture, est aussi une création à part entière qui mérite qu'on lui consacre une rubrique. Une couv. , une créa n'a pas pour vocation de parler du contenu mais plutôt du contenant, de sa qualité esthétique, et plus largement du créateur qui se cache derrière tout ça.
Et qui dit belle couverture, dit Actes Sud - Je n'ai pas lu le livre mais il a croisé mon regard : il s'agit de "La chute des prières" de Sema Kaygusuz et la couverture est de Johann Fournier.
Par le plus grand des hasards (croyez moi je ne l'ai pas prémédité) c'est un graphiste que je connais puisque j'ai encadré une affiche de lui dans mon salon.
Heureux hasard et occasion rêvée pour moi de vous présenter cet artiste à l'univers poétique. Proche du surréalisme, ses créations dégagent une inquiétante étrangeté mais nous transporte également entre rêve et réalité. Des corps sans visage, des no mans land, des arbres décharnés, des chaises empilées sont des motifs récurrents au sein de ses créations. Je trouve son univers envoutant, un brin mélancolique avec un soupçon de solitude dans certaines mise en scène mais c'est tellement fort que s'en est plaisant.
Je pourrais en parler encore longtemps mais je préfère vous rediriger vers le lien du site, tout simplement magique !
09 novembre 2009
Manhattan Freud - Luc Bossi
Tout est évoqué dans le titre de ce roman policier. Il y est bien question de Manhattan, la ville et de psychanalyse avec dans le rôle principal Sigmund Freud suivi de son acolyte Carl Gustav Jung. Nous sommes plongé dans le début du siècle, en 1909 : la psychanalyse n'est pas encore une discipline reconnue aux États Unis, la course aux plus hauts grattes ciels préoccupent les architectes et un meurtre est accompli.
Jung et Freud sont cordialement invités à Manhattan pour y exposer leur théorie sur la psychanalyse. Le motif de leur voyage va être compromis par le meurtre d'August Korda, imminent homme d'affaire , retrouvé poignardé dans son lit. C'est sa fille, Grace, qui va découvrir le corps. Cette dernière, victime d'amnésie temporaire depuis plusieurs années déjà, va être au centre des préoccupations du docteur . Des séances de psychanalyse vont découler des indices essentiels à l'avancée de l'enquête. De manière complémentaire, l'inspecteur Kahn va poursuivre ses investigations sur le terrain.
Pour moi qui ne suis pas adepte de roman policier, j'ai trouvé le concept original. On a le sentiment d'entrer au cœur de ce début de siècle : les dissensions théoriques entre Jung et Freud , l'utopie alchimique du Club des architectes, l'évocation à certains personnages historiques comme Gaudi , la description du Manhattan de l'époque... "Manhattan Freud" nous fait faire un bond dans le temps, un voyage agréable et bien documenté, alimenté par une intrigue à rebondissement. Seul reproche que je pourrais formuler : le côté un peu trop héroïque attribué au docteur, mais restons bon joueur : après tout c'est une fiction !
Paru le 4 février 2009 - Albin Michel - 364 p. - 19 euros
06 novembre 2009
Quand les trains passent - Lindroth, Malin
Séduite par la collection "D'une seule voix", je me suis lancée dans la lecture de ce roman. Même principe, des gros caractères qui facilitent la lecture à voix haute et un texte d'une soixantaine de pages à lire d'un seul trait. "Quand les trains passent" se présente sous le mode de la confession, un monologue où la narratrice avoue ses erreurs de jeunesse. Sauf que des erreurs de jeunesse on en fait tous mais rares sont celles qui vous préoccupent encore 17 ans après.
De peur de trop dévoiler l'histoire, voici la présentation de la 4ème de couverture :
"Dix sept ans de silence et celle qui fut coplice parle. Au départ, ça ne devait être qu'un jeu : faire croire à cette idiote de Suzy Petterson qu'un garçon de la classe était amoureux d'elle. Personne ne pensait qu'elle marcherait dans l'histoire à ce point, mais pour se sentir aimée, Suzy était prêt à tout. "
Contrairement à "Je ne suis pas sœur Emmanuelle" je trouve le récit un peu étouffant, difficile cependant de faire mieux car le sujet est grave. L'écriture est habile, l'évocation au tunnel où passent les trains et la recherche du risque sont bien décrits. Juste peut être un peu trop dur pour moi en ce moment.
Paru le 16 mars 2007- Actes Sud Junior (D'une seule voix) - 64 p. - 7,80 euros















